épis.jpg

Herbier pandémique

Serie composée de 56 cyanotypes sur papier journal. 

Dimensions variables

Dès l’annonce présidentielle du 16 mars, l’idée m’est venue de travailler autour des deux évènements majeurs qui rythmaient mon quotidien : la promenade sur un rayon d’un kilomètre et l’achat compulsif de la presse locale et régionale au bureau de tabac le plus proche. 

Ainsi, jour après jour, j’ai méthodiquement collecté articles de presse et végétaux dans le but de constituer un herbier immatériel, superposant l’actualité de la pandémie à la nature environnante. 

 

Harmonisées par la technique du cyanotype, l’angoisse et l’inquiétude suscitées par la presse journalière, se fondent peu à peu dans l’abstraction du papier bleuté au profit d’une certaine sérénité. Les végétaux, superposés aux articles relatant l’avancé de la pandémie,  sont une manière de conjurer le sort et d’insuffler un souffle poétique dans ce quotidien de crise.

 

Formées lentement au contact du soleil, les planches de cet herbier renouent avec la matérialité de l’image, le hasard et la notion de temporalité si intrinsèque au médium photographique. Un rapport au temps dont l’écho se fait ressentir aussi bien à travers les durées d’exposition qui s’écourtent progressivement avec l’arrivée des beaux jours, qu’avec le changement de végétation qu’amène le Printemps. 

ONU.jpg